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ANTICAPITALISTE Internationaliste Révolutionnaire

Mercredi 30 janvier 2008

Depuis cinq ans, le développement de la lutte de classe se confirme à l’échelle internationale. Face à des attaques simultanées et de plus en plus profondes partout dans le monde auxquelles elle est confrontée, la classe ouvrière réagit en manifestant sa combativité et en affirmant sa solidarité de classe aussi bien dans les pays les plus développés que dans ceux qui le sont nettement moins.

 

La confirmation du développement international de la lutte de classe.

En Egypte.

À Dubaï.

En Algérie.

Au Venezuela.

Au Pérou.

En Turquie.

En Grèce.

En Finlande.

En Bulgarie.

En Hongrie.

En Russie.

En Italie.

En Grande-Bretagne.

En Allemagne.

En France.

Aux Etats-Unis.

http://fr.internationalism.org/rint132/editorial_partout_dans_le_monde_face_aux_attaques_du_capitalisme_en_crise_
une_seule_classe_ouvriere_la_meme_lutte_de_cla

Par RBBR
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Lundi 4 février 2008

lundi 4 février 2008 (21h49) :
ADRESSE AUX PARLEMENTAIRES REUNIS À VERSAILLES

Le 29 mai 2005, nous nous sommes exprimés à 55% contre un projet et contre un texte.

Le projet, c’est celui de l’Europe libérale, capitaliste, qui broie nos vies avec une brutalité croissante.

Le texte c’est celui de la constitution européenne, aujourd’hui appelée Traité de Lisbonne ou « mini traité », pour faire moins peur.

Personne n’est dupe. Le contenu est resté le même.

Le 29 mai 2005, nous avons voté NON à 55% par la voie référendaire, qui est la voie d’expression directe du peuple souverain.

Aujourd’hui, N. Sarkozy et l’UMP, aidés par des parlementaires du PS, ont décidé de nous dénier ce droit fondamental de l’expression directe.

Ils ont décidé, complices dans un coup d’Etat légal, mais illégitime, de violer notre voix sans aucun scrupule.

Ils vont se réunir, dans cette enceinte, pour passer par-dessus nos têtes et annuler notre choix du 29 mai 2005.

Une minorité de Français, qui sont les mandataires de la majorité d’entre nous, va nous dire que nous avons mal voté le 29 mai 2005.

Que nous sommes assez intelligents pour les élire, mais pas assez pour décider par nous-mêmes !

L’UMP et ses complices vont voter une révision de la constitution qui non seulement, va revenir sur notre choix, mais, plus grave, va leur permettre de gouverner sans nous à l’avenir, sur des questions pourtant fondamentales.

Et le PS, majoritairement, alors qu’il a les moyens d’empêcher cela, va s’abstenir et les laisser faire !

À un mois des municipales et des cantonales, nous sommes aussi là pour dire à ces élus du peuple : nous n’oublierons pas. Nous allons nous en souvenir, et nous allons vous sanctionner !

Le vote utile, nous le savons maintenant, nous a menés au pire. Il n’a été utile, en réalité, que pour les 500 familles les plus riches de France.

La situation sociale, culturelle, humaine est aujourd’hui catastrophique dans notre pays, et cela va sans doute s’aggraver car depuis mai 2007, les dés sont jetés pour environ 5 ans.

Alors, nous allons essayer, au moins, de profiter de ce désastre pour faire le ménage et entrer en résistance.

Il n’est pas admissible que des élus républicains participent à une telle forfaiture.

"Mesdames et Messieurs les parlementaires, que cela vous plaise ou pas, nous sommes venus mettre nos pas dans ceux des sans-culotte et du Tiers Etat qui ont, ici même, il y a plus de deux siècles, voté l’abolition des privilèges et la naissance de la République !"

Nous sommes venus défendre notre voix.

Cette voix, elle a dit NON.

Elle l’a bien dit et elle le dira encore !


De : LA LOUVE
lundi 4 février 2008
 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article60712


Par RBBR
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Dimanche 7 décembre 2008

Après la disparition de l’Union Soviétique et du camp socialiste européen, l’unipolarité s’est emparée du monde et les forces progressistes de gauche ont peu à peu disparu du devant de la scène.

Cela aurait pu paraître impossible au siècle dernier, au moins avant 1985, mais il n’y a que cinq pays qui ont réussi à survivre au désastre : en Asie, la Chine, le Viêt-Nam, le Laos et la Corée du Nord ; en Amérique latine, Cuba qui va prochainement fêter le cinquantième anniversaire de la victoire de la Révolution.


A l’heure actuelle, face à la crise financière et économique que traversent les pays développés, et en particulier les États-Unis, et en tenant compte des changements politiques qui se sont effectués dans plusieurs pays du continent américain et des Caraïbes, on peut affirmer que l’on assiste à une renaissance des forces de gauche.


A Sao Paulo, il y a quelques semaines, 66 partis communistes ou ouvriers de la planète ont participé à une réunion pour déterminer les objectifs et les orientations à suivre dans le futur.


Dans son message de bienvenue à ce Forum, le Président Luis Inácio Lula da Silva a reconnu l’importance de la lutte que livrent ces parti en défense des travailleurs et des plus pauvres, afin d’éradiquer la faim et les inégalités mais aussi afin d’arriver à édifier un nouvel ordre économique mondial.


Lula a insisté sur le fait qu’ « il n’y aura une vraie solidarité que si elle a un caractère internationaliste et universel, concernant toute l’humanité ». Il a rappelé que « les moments de crise sont également chargés d’opportunités dont nous devons savoir profiter pour sauver les valeurs de la solidarité, de l’égalité et de la justice ».


Quelques jours avant la réunion, le secrétaire des Relations Internationales du Parti Communiste brésilien avait déclaré à l’Agence France Presse que « cette crise a de très durs effets sur les travailleurs et les pauvres de la planète. Elle crée les conditions pour dénoncer le système capitaliste et pour présenter des alternatives ».

D’autre part, le dirigeant du parti Communiste britannique, Robert Griffiths, a affirmé : « On nous a promis un monde de paix et de prospérité après l’effondrement du communisme mais ce n’est pas ce que nous observons. »


Les communistes des États-Unis ont proclamé que « Marx avait raison ». En même temps, de nombreux partis de gauche plaident pour l’unité et la recherche d’initiatives communes à propos de la crise. « C’est le moment d’unir nos forces », proclament-t-ils.


« Nous sommes en face de la crise d’un modèle néo-libéral qui a agi sur toutes les structures du pouvoir et de la production au cours des trente dernières années », ont affirmé les participants de la réunion de Sao Paolo.

Le secrétaire général du parti communiste d’Argentine, Patricio Etchegaray, a convoqué les communistes et les révolutionnaires du monde entier à rendre hommage à la Révolution Cubaine pour son cinquantième anniversaire. Il a insisté sur le fait que par les efforts qu’elle réalise pour construire la première société socialiste sur ce continent malgré le blocus et les agressions du gouvernement des États-Unis, cette île est un symbole de la résistance et de l’indépendance La réunion effectuée au Brésil à propos de la crise financière globale actuelle a mis en évidence les limites du système capitaliste et confirmé la validité et l’actualité de la théorie Marxiste-Léniniste.


L’échec du néo-libéralisme se trouve actuellement démontré et l’option socialiste apparaît donc comme un futur viable pour l’humanité. A ce propos, Lula a déclaré que « il n’y aura un futur soutenable que lorsque les vies de 855 millions d’habitants de cette planète ne seront plus menacées par la faim ».


La réunion de Sao Paulo a établi les bases sur lesquelles il est possible de projeter des alternatives viables pour faire face aux graves problèmes dans lesquels se débattent les dépossédés du monde entier.

(Marcos Alfonso)


www.cubainfo.ain.cu


Título en español :

Ante la crisis financiera global, ¿reverdecen las izquierdas ?


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Mercredi 17 décembre 2008
POUR UN PROCES INTERNATIONAL DE BUSH
mercredi 17 décembre 2008 (00h22)

L’héroique journaliste Irakien est devenu la coqueluche du monde Arabe en jetant ses souliers à la face de BUSH et en le traitant de chien, insulte suprême dans le monde Arabe.

En le ridiculisant à l’occasion de sa dernière visite en Irak, il a fermé la parenthèse de sa catastrophique polititique mené à l’encontre de ce peuple martyrisé.

L’invasion de l’Irak avait deux objectifs : s’emparer des ressources naturelles du pays et prendre pied dans ce pays en vue d’agresser l’Iran.

Pour ce faire, il a dressé les chiites contre les sunnites, les Kurdes et les chrétiens entraînant une guerre civile et provocant l’éclatement de l’Irak.

Le bilan est lourd : 1,5 million de civils sont morts, 2 millions ont été blessés, estropiés et la plus antique communauté chrétienne s’est exilée tandis que 2 millions ont été déplacés.

Les armes à uranium appauvri ont pollué les sols, les eaux et détruits toutes les infrastructures du pays.

Officiellement 4200 soldats etatsuniens (beaucoup plus officieusement) et un nombre resté étrangement secret des mercenaires de sociétés privés sans compter près de 30 000 blessés pour la plupart handicapés.

577 Milliards de dollars ont été dépensés pour un résultat médiocre voire contre productif.

En effet, les Iraniens, ennemis des EU, sortent grandis renforcés et sont appelés à jouer un rôle important en Irak. La majorité de la population d’Irak est chiite.

Bush, criminel de guerre n’a rien à envié aux nazis dans cette aventure Irakienne.

Il a menti sur les ADM pour justifier son agression.

D’ADM point.

Alors, cet assassin resonsable de millions de morts doit être inculpé de conspiration contre la paix, de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité à l’ instar des nazis lors de l’invasion de la pologne, de la Tchecoslophaquie et l’URSS.

NUREMBER bis pour ce sinistre alcolique, fanatique évangélique et ses comparses.

Le noeud coulant glissé aux dignitaires du Reich millénaire ne doit pas épargner BUSH, PEARL, CHENEYet WOLKOVITZ d’autant que les assassinats d’Irakiens rapportés à leur démogaphie est aussi apportant que les civis tués part les Allemands.



De : KURTZ
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article76287ercredi 17 décembre 2008

 

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Vendredi 19 décembre 2008

vendredi 19 décembre 2008 (02h37)

QUI a osé parler ainsi PUBLIQUEMENT à tous les communistes DE FRANCE ? 18 décembre 2008 - 16h02 - Commentaire Posté par BEN - 66.**.34.** http://bellaciao.org/fr/spip.php?article76341


Ce que j’espère maintenant, c’est une évolution positive du NPA sur la stratégie unitaire, le lien avec Mélenchon et les autres composantes unitaires = l’échéance européenne est donc encore un nouveau défi !

L’unité des révolutionnaires (qu’on les appelle communistes ou anticapitalistes, ou la vraie gauche, ou autres) est essentielle pour forger l’outil que ne veut plus être le PCF.

Malheureusement, cela ne semble pas redressable. Restons matérialiste : quand [au Congrès Du PCF] sur 30 000 votants, il y a plus de 6 000 élus (plus leurs dépendants), quel point de vue domine ?

[Se pose donc] avant même “l’unité de qui”, *l’unité pour quoi faire !* pour abattre le capitalisme.

Puis comment on fait ? Pour aller vite, avec un tous ensemble, appuyé par un ou plusieurs partis facilitant la coordination qui permet de passer de la résistance à l’offensive contre l’Etat.

Les européennes, comme les autres élections, sont mise au service des luttes, pas l’inverse !

Qui est d’accord en gros avec cette stratégie ?

Tous les battants, les révoltés, ceux qui sentent que la crise va poser un poblème d’urgence sociale et écologique, que le pire est à venir si on n’abat pas le système capitaliste.

Les "révolutionnaires" qui ne seront pas encore révoltés dans les mois qui viennent ont passé l’âge ... "L’histoire nous mord la nuque" ? !? Le Bris a peut-être raison de nous poser la question.

Aujourd’hui ils agissent séparément : les secteurs dans le Parti, le NPA, LO, quelques orgas libertaires... Mais surtout pleins d’individus encore inorganisés... Certains attendaient un redressement du PC... Patatras. D’autres attendent confirmation du caractère révolutionnaire du NPA lors de son Congrès. Il en attirera alors des milliers en plus.

Mais plus nombreux encore sont ceux qui attendent des gestes déterminés qui démontrent leur détermination à s’organiser et lutter. Or le test ultime, celui qui donne envie de s’engager, c’est la capacité à dépasser sa “boutique”, c’est l’unité des révolutionnaires.

Le NPA est le seul [qui semble aller] vers un rassemblement... facilité par la décision de dissolution de la LCR. Mais ce geste n’a pas été suivi par d’autres orgas ou secteurs [qui ne le feront pas] à cause des européennes. En 2005, on se mettait d’accord sur le NON. En 2009, il faudra se mettre d’accord sur un programme !

Mais ils peuvent le faire pour résister et combattre le désastre capitaliste.

Dans les luttes décisives de 2009, les travailleurs et les jeunes vont sentir le besoin d’agir efficacement, de gagner, [et donc le besoin d’unité].

Ce sont les collectifs de lutte, des militants de boite, fac, lycée, quartier, dans les luttes, qui vont se retrouver, et qui, demain, agiront dans un grand parti révolutionnaire.

Entre temps, certaines directions de partis se retrouveront isolées avec, sous le bras, l’urne ... ou les classique du marxisme.

Trop optimiste ? Non ! ...si on pousse bien vers l’unité, la vraie, celle de la volonté de vaincre dans la crise terrible qui [déferle] !


Ce que *NOUS* espérons... *NOUS TOUS qui nous voulons RÉVOLUTIONNAIRES*... c’est *L’UNITÉ* !

*L’UNITÉ* DE TOUS LES RÉVOLUTIONNAIRES DE FRANCE, D’EUROPE, ET DU MONDE.




De : RBBR via BEN - 66.**.34.** -
vendredi 19 décembre 2008

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Lundi 22 décembre 2008

[...] Bien sûr l’embargo étasunien a créé de graves difficultés à notre peuple, surtout au quotidien. Nous pourrions vous soumettre tous les textes que nous avons adressés à l’ONU à ce sujet. Par exemple vous dire que ces 49 ans d’embargo ont fait perdre à Cuba, une valeur estimée de plus de 93 milliards de dollars.

Blocus

Nous pourrions vous prouver, chiffres à l’appui, que tous les secteurs économiques étaient touchés. Nous pourrions ainsi montrer à quel point la vie quotidienne des Cubains en est affectée. Quand je parle de vie quotidienne, je pense à la possibilité d’accéder à certains médicaments qui ne sont fabriqués qu’aux USA, de mieux manger etc. Je pense que c’est le plus important. Les exemples ne manquent pas : il nous est très difficile d’importer des instruments et outils indispensables pour le traitement des cancers dans nos hôpitaux. Comme nous le savons tous, nombre de ces appareils et médicaments ultramodernes ne sont fabriqués que par des entreprises nord-américaines, et les USA leur interdisent tout commerce avec Cuba.

C’est une véritable tragédie. C’est totalement illégal , aussi bien au regard du droit international que des principes énoncés dans la Charte des Nations Unies.Voilà ce que j’avais à dire au sujet de ces sanctions.

ZF : Vous avez parlé de difficultés. Pour autant que nous le sachions, le système de santé cubain est un des meilleurs au monde. C’est un miracle que votre pays puisse résister à une aussi forte pression extérieure. Pourriez-vous nous parler de votre système de santé ? [...]


[en lire plus]
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article76582  

Par RBBR
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Jeudi 1 janvier 2009
Par RBBR
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Mercredi 21 janvier 2009

Les révoltés du travail

 

Manière de voir n° 103 / Février - mars 2009

Quand l'économie comprime la société, parfois ça explose. Mais souvent, ça écrase. Des siècles d'expérience et des monceaux de théories n'y ont rien changé : la physique de la révolte obéit à une logique insaisissable. Le piston de la crise qui propulse dans les rues des foules hier encore assoupies agira ailleurs comme un pilon. Au mouvement irrésistible du Front populaire répond le coup d'assommoir des (...)

La suite de l'éditorial : Les invités-surprises


 

I. Résistances improbables

Carotte ou bâton, management par la peur ou par la séduction, culpabilisation, chantage à la survie - relever la tête, c'est s'exposer à perdre son salaire ou ses allocations -, désignation de boucs émissaires - chômeurs, immigrés, fonctionnaires - sur lesquels détourner l'expression de sa colère et de sa rancoeur, abrutissement médiatique... Plus ou moins sophistiqués en fonction du contexte et du rapport de forces, les moyens ne manquent pas pour garantir la docilité des soldats de l'économie.

 

En général, ces moyens fonctionnent plutôt efficacement. Mais il arrive aussi qu'un grain de sable vienne bloquer les rouages de la machine à exploiter. L'analyse lucide du mécanisme dont on est le jouet, le refus de tolérer plus longtemps les abus que l'on subit déjouent les prévisions et subvertissent les conditions dans lesquelles ils prennent naissance : à propos du mouvement des chômeurs de l'hiver 1997-1998 en France, Pierre Bourdieu parlait de « miracle social ». Aucun système, si désespérant et verrouillé qu'il paraisse, si vulnérables que ses victimes puissent sembler, ne peut se prémunir contre la menace d'un tel surgissement.

Rien d'étonnant si, depuis une bonne trentaine d'années, l'organisation du travail a visé la fragmentation des « ressources humaines » : dès lors que vous le laissez côtoyer de façon durable ses compagnons de galère, l'être humain manifeste une fâcheuse propension à s'entendre avec eux pour démultiplier ses forces et fomenter des révoltes.

L'issue de ces confrontations peut être tragique ; il arrive aussi qu'elle soit heureuse et débouche sur des améliorations tangibles. Dans tous les cas, ces failles dans l'ordre des choses marquent profondément les consciences, au point parfois de passer à la postérité. Le XXIe siècle se souvient encore d'un certain Spartacus et de son armée d'esclaves, dont l'épopée remonte à l'an 73 avant Jésus-Christ...

Manière de voir n° 103 / Février - mars 2009

 

 

II. Luttes organisées

Améliorer l'ordinaire des salariés tout en préparant leur émancipation : à cette « double besogne, quotidienne et d'avenir », du syndicalisme révolutionnaire, définie en 1906 à Amiens, s'est peu à peu ajoutée une troisième tâche - celle qui consiste à défendre les conquêtes, et les emplois eux-mêmes. Les révoltés du travail s'étaient organisés, en Europe, aux Etats-Unis, en Afrique du Sud, pour arracher les droits les plus élémentaires ; c'est « tous ensemble » qu'ils refusent qu'on les leur retire.

Décrié par les puissants, boudé par les salariés, le syndicat forme la dernière digue quand la tempête économique dépeuple bureaux et ateliers.

Si elle s'est faite plus discrète ces dernières années, la conflictualité au travail couve comme le feu sous la cendre. Ses formes évoluent, notent les chercheurs ; elle explose au nez de ceux qui diagnostiquent sa fin. Mais ces conflits ne s'inscrivent plus, comme autrefois, dans un système de valeurs largement partagé. La révolte est orpheline du projet de société qui la portait vers l'abolition du salariat.

Reconstruire un mouvement social impliquerait de mettre en lumière les intérêts communs de catégories sociales fragmentées - précaires, chômeurs, femmes, immigrés -, dont beaucoup demeurent les parents pauvres de la culture syndicale.

Quand les données officielles dévoilent la vitalité des conflits sociaux
S. Béroud, J.-M. Denis, G. Desage, B. Giraud et J. Pélisse

1905-1995, un siècle de batailles ouvrières
Michel Dreyfus

Petites chroniques d'une crise annoncée
Gilbert Rochu

S'organiser en temps d'apartheid
Jean-Pierre Richard

A Chicago, la lutte syndicale a payé
Peter Dreier

Les femmes dans les luttes sociales
Geneviève et Thérèse Brisac

La Commune de Longwy
Pierre Rimbert et Rafaël Trapet

Pour un mouvement social européen
Pierre Bourdieu


 

 

III. Nouveaux horizons

La grève est une école. On y entre d'abord avec appréhension, comme s'il fallait marcher dans le vide. Et, surprise, le sol ne se dérobe pas sous les pieds. L'ordre hier encore inaltérable se fissure, ses mirages se dissipent. Des idées, des pratiques, des formes d'organisation collectives, une chaleur, un avenir - la vie - s'y réinventent au quotidien : conseils ouvriers, congés payés, autogestion... Quand la puissance du groupe dépasse la somme des forces individuelles, tout paraît possible.

Le rêve d'une société égalitaire, dans laquelle le travail cesserait d'être une malédiction - soit parce qu'il respecterait les aspirations et la dignité de chacun, soit parce qu'il aurait été aboli -, n'a jamais cessé, en particulier depuis la révolution industrielle, de hanter les imaginations.

Que ce soit à l'échelle de quelques dizaines de personnes ou d'un pays entier, il arrive que ce rêve devienne réalité. Il connaît alors des fortunes diverses. Les expériences menées pendant la Commune de Paris en 1871, dans l'Allemagne de 1919, l'Espagne de 1936 ou le Chili du début des années 1970 ont été balayées dans le sang ; le système soviétique a dévoyé le sens du communisme dans le crime de masse.

Plus modestes, des projets alternatifs se développent. L'Ecosse, en 1999, profite de son autonomie vis-à-vis de la libérale Angleterre pour faire sa réforme agraire ; les petites communautés de Longo Maï restent fidèles aux idéaux de l'après-68. Tandis que s'étoffe la revendication d'un « revenu d'existence » découplé du travail.

Les inventeurs de mondes
Mireille Azzoug

Ambiguïtés de l'économie sociale et solidaire
Jean-Loup Motchane

Redistribution des terres en Ecosse
Alastair McIntosh et Vérène Nicolas

A Longo Maï, réussites et tâtonnements
Ingrid Carlander

L'Espagne, royaume de l'anarchisme
Frédéric Goldbronn et Frank Mintz

Les travailleurs et l'autogestion au Chili et au Pérou
Michel Raptis

Un chef-d'oeuvre pour saluer une révolution
Lionel Richard

Bâtir la civilisation du temps libéré
André Gorz

 

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Jeudi 29 janvier 2009

 

C'EST DU BOULOT...

C'EST SÛR !

MAIS IL Y VA DE NOTRE * À VENIR * !!


http://bellaciao.org/fr/

*et lisez*
en conscience

jour aprés jour

LE PLUS D'ARTICLES QUE VOUS POURREZ ************ !

avant le 29 Janvier 2009... et surtout : Après !!


"Si !!... Avanti... POPOLO !!"


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Mardi 3 février 2009
le capitalisme est malade, il est temps d’en finir !
mardi 3 février 2009 (00h24)
4 commentaires

Devenons des millions à décider de l’avenir !

La crise du capitalisme secoue le monde. Notre pays n’est pas épargné. La catastrophe des licenciements, des fermetures d’entreprises, de la paupérisation d’une partie de plus en plus importante de la population vient détruire les certitudes bien établies de millions de gens.

Le capitalisme n’est pas l’Eldorado promis, il ne l’a jamais été. Il est le système qui en exploitant de façon privée le travail de plus en plus socialisé de millions d’hommes réalise une accumulation de capital jamais connue dans l’histoire de l’Humanité. La masse de capital accumulée est telle qu’elle ne peut être rentabilisée du point de vue capitaliste que par un accroissement de cette exploitation. Cependant cette augmentation de l’exploitation entre en contradiction avec la nécessité de socialiser de plus en plus la production en formant les hommes, en finançant la recherche, en investissant. Les coûts dans la production deviennent plus élevés que dans l’accumulation financière. La production n’offrant plus des taux de rentabilité suffisant, le capital s’est financiarisé et est devenu de plus en plus un capital utilisé sous la forme argent comme un instrument d’usure. Les capitalistes ont choisi la bourse, les placements financiers, les opérations spéculatives plutôt que les salaires, la formation, l’emploi et l’investissement. Tout cela a conduit à la crise que nous connaissons, qui était inéluctable car elle est intrinsèque au capitalisme lui-même.

Du point de vue politique la classe capitaliste qui détient le pouvoir est prête aux pires violences, guerres, crimes et assassinats pourvu que la rentabilité du capital soit assurée . Les idées dominantes sont celles de ce système : elles le proclament comme éternel, comme la fin de l’histoire, elles nous racontent une histoire invraisemblable du point de vue de l’évolution historique qui pourrait se résumer ainsi « hors du capitalisme, il n’y aurait rien, plus rien ». Pour preuve toutes les tentatives d’en sortir ont échoué. Ce que ne dit pas l’idéologie dominante c’est que pour passer d’un système d’organisation sociale à un autre, les choses ne se font pas automatiquement. L’histoire c’est du concret, c’est douloureux, c’est tragique. L’histoire c’est l’affrontement violent entre des intérêts antagoniques, totalement inconciliables. Et nous sommes dans l’un des pics historiques à la veille d’une transition d’un mode de production vers un autre. Car l’histoire ne s’arrête pas avec le capitalisme. Au contraire elle se déroule depuis des millénaires dans le contexte d’une lutte de classe, et les tentatives de changer de société qui échouent sont les expériences historiques des dominés à devenir dominants. Aucun mode de production n’est passé à un autre mode sans conflit, sans contradiction, sans lutte entre les classes sociales.

Personne ne peut prédire l’avenir. Mais chacun peut essayer de le prévoir. En émettant des hypothèses. En se questionnant. Les réponses ne viendront pas des spéculations des uns et des autres mais de l’action de chacun dans la défense de ses intérêts de classe. Seule l’action donnera des clefs pour comprendre ce qu’il appartient à chaque individu d’entreprendre. L’action politique prend dans les circonstances actuelles une singulière importance. Chacun pressent qu’il va se passer quelque chose. Mais il faut le redire ici, le meilleur moyen de ne pas être happé par le courant inexorable du mouvement historique c’est certainement d’en devenir acteur. C’est pourquoi je prône l’autogestion de la lutte politique. J’appelle au renversement de l’ordre capitaliste qui est en définitive le désordre criminel qui règne sur notre planète. C’est pourquoi j’appelle mes concitoyens à n’accorder aucune confiance aux partis ou institutions politiques qui prétendent changer la vie et le monde à leur place. La situation peut ouvrir des possibilités immenses de transformer la société. Il ne s’agit pas de contester puis de s’en remettre aux politiciens. Il s’agit de devenir nous-mêmes les décideurs de la société, collectivement, démocratiquement et d’abord en exigeant notre droit de décider dans les assemblées élues, dans les conseils d’administrations, dans les lieux où se prennent sans nous consulter les décisions sur notre avenir. Nicolas Sarkozy et le grand patronat peuvent craindre la préparation de cette immense révolution. Les travailleurs, les retraités, les jeunes, ceux qui chaque jour craignent pour l’avenir de leur famille, peuvent se préparer à devenir la grande force qui balaiera le capitalisme qui est la cause de leurs souffrances. Des événements importants vont conduire des millions de gens à devenir ceux qui décident à la place de la petite poignée de responsables de la crise qui dominent le monde et notre pays. Déjà en Islande, en Grèce, ,au Venezuela, en Bolivie, et ailleurs des peuples entiers commencent à prendre leur destin en main et ils n’ont demandé la permission à personne, surtout pas à ceux qui prétendent être les maîtres du monde et qui ont plongé l’Humanité dans le désastre. Personne ne peut prédire l’avenir, mais chacun peut essayer par son action de le construire.

Jean-Paul LEGRAND militant communiste maire-adjoint de Creil



De : Jean-Paul LEGRAND
mardi 3 février 2009


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Commentaires de l'article
 

le capitalisme est malade, il est temps d’en finir !
3 février 2009 - 00h33 - Posté par 83.***.158.**

j’aime beaucoup ton texte , il est tres clair et tres compréhensible par tous , a quand un tract national ?

Pour ma part , je vais déjà l’imprimer si tu me le permet et aussi le divulguer sur le net si tu me le permet ..

UN COMMUNISTE UNITAIRE




le capitalisme est malade, il est temps d’en finir !
3 février 2009 - 01h19 - Posté par 86.***.29.***
Ce texte est fait pour circuler, donc pas de problème. Merci. JPL

le capitalisme est malade, il est temps d’en finir !
3 février 2009 - 01h16 - Posté par 88.***.136.***

Personne ne peut prédire l’avenir. Mais chacun peut essayer de le prévoir. En émettant des hypothèses. En se questionnant. Les réponses ne viendront pas des spéculations des uns et des autres mais de l’action de chacun dans la défense de ses intérêts de classe.

Certes la crise du capitalisme est là qui demande du fric d’un côté, et des sacrifices insupportables de l’autre. On voit en ce moment, complètement éberlués, sans voix, des Etats se déclarer carrément en faillite comme l’Islande, et d’autres pays ultra-libéraux comme la Grande-Bretagne, dont Sarko et sa bande nous vantaient tant les mérites, affronter une tempête, que dis-je un cyclone hallucinant, alors que nous, les français avons encore un beau reste de services publics qui vont nous protéger un minimum.

C’est désolant que Sarko n’ait pas l’honnêteté d’admettre, au moins une fois dans sa vie, que de bons services publics, c’est mettre à l’abri toute la population surtout par temps de crise.

J’en conclus, qu’il faut absolument préserver notre système public, lui rendre ses lettres de noblesse, et même l’universaliser. C’est la caution, la garantie minimum à laquelle tout humain devrait avoir droit.

La crise nous fait une superbe démonstration que du fric il y en a plus que de raison, et qu’il est possible d’assumer ces fameux services publics.

Fillon déclare qu’il faut que "les citoyens se serrent les coudes". Je ne vois pas comment. Pourquoi ne lance-t-il pas un appel aux nantis, qui eux ont largement les moyens, moyens volés aux salariés.

En fait, "se serrer les coudes" trouve sa place, sa dimension, dans les manifs, les grèves et la solidarité entre salariés. Pour ce qui est du reste, c’est-à-dire de payer, de supporter de nouveaux impôts, de travailler pour des nèfles, ou de s’écraser devant la politique sarkozyste, ce n’est plus possible. Nous avons atteint le seuil du supportable, au delà duquel il y a péril en la demeure.

Il est suicidaire de vouloir continuer les réformes par les temps qui courent. Aucun pays n’est plus en situation de quoi que ce soit, hormis de soutenir, protéger les salariés et les citoyens, car pas de salariés = pas de production de richesses = pas de bénéfices = mort de l’entreprise donc du patron et de ses actionnaires. Adieu fonds de pensions, stock options, bonus, salaires mirobolants hors normes, richesses accumulées, paradis fiscaux, châteaux en Espagne, etc...

Contrairement à ce qu’essaie de nous faire croire la droite, la crise mondiale met en évidence l’utilité salvatrice des services publics, tout en appelant un contrôle massif des citoyens dans la gestion et l’anticipation des affaires de la cité et de l’Etat, qui ne doivent plus rester entre les mains des capitalistes, si peu respectueux de la vie des autres et des biens communs. A nous d’écrire la suite.




le capitalisme est malade, il est temps d’en finir !
3 février 2009 - 01h50 - Posté par 79.**.35.***

C’est pourquoi je prône l’autogestion de la lutte politique. J’appelle au renversement de l’ordre capitaliste qui est en définitive le désordre criminel qui règne sur notre planète.

pas besoin de plus je suis en parfait accord avec vous , le changement c’est nous pour nous ,merci Monsieur vous me donnez une lueur d’espoir .







   
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