D’accord avec toi Estéban. J’ai assisté à la réunion de synthèse le Samedi 9 décembre et l’ignare que j’étais m’a fait entrevoir qu’ils étaient tous contre Marie-Georges Buffet, malgrè disaient-ils qu’ils ne lui reprochaient rien, au contraire ils disaient qu’elle est humaine, qu’elle a une stature de présidentiable et qu’elle a une grande capacité de rassemblement, mais il ne faut pas que ce soit elle car est communiste et Secrétaire Nationale. Alors depuis un mois j’envoi des textes a alternativeagauche2007.org sans succès évident. Il y a quand même un texte dans espace Wiki sur les candidatures qu’ils n’ont pas vu et qui est encore en ligne, il date du 19 décembre.
Ceci étant dit Je continue car cette formidable envie de changer les choses doit tous nous mobiliser. Je leur ai proposé ce matin ceci :
Propositions pour les législatives
Le double-consensus sur un candidat était impossible. Une question se pose pourquoi le Collectif National n’a pas travaillé sur le profil des candidatures présentées ? Il n’a pas proposé une candidature consensuelle, et de fait Il ne pouvait pas y avoir de double consensus.
Le plus grave dans cette histoire c’est de ne pas avoir accepter le résultat des Collectifs Locaux, vu que le double-consensus était impossible c’était le choix du plus grand nombre qu’il fallait respecter. Balayé la démocratie est un point excessivement grave, car c’est la défiance qui prend le dessus et pour longtemps. Il y aura de la même manière impossibilité de présenter des candidatures consensuelles pour les législatives s’il n’y a pas des règles du jeu crédibles et acceptables par tous.
On a laissé le soin aux collectifs locaux de travailler sur les différentes candidatures, de se prononcer, de donner des indications de vote. Tout ce travail démocratique a été refusé, ignoré par le Collectif National pour des raisons de terminologies obscures et d’attitudes qui se sont révélées contre-productives et destructrices. Les communistes ont pris la responsabilité de présenter Marie-Georges Buffet comme candidate à la présidentielle et de rentrer en campagne parce qu’il fallait respecter les Collectifs Locaux et parce qu’il y avait et il y a urgence à rentrer en campagne. Tout cela n’est pas pris en compte par le Collectif National, et de fait, accuse le PC et Marie-Georges Buffet d’être les responsables de l’échec d’une candidature consensuelle.
Comment sortir de cette impasse? Les Collectifs Locaux veulent continuer, mais se pose la question comment choisir des candidats aux législatives ? Comment désigner des candidats communs aux législatives, alors que ces candidats ne feront pas campagne avec Marie-Georges Buffet.
Les Collectifs Unitaires et Populaires sont composés de citoyens pour la plus part inorganisés politiquement c’est leur droit le plus absolu. Ils ne veulent pas être piégés par des manœuvres politiciennes. Ils s’engagent dans cette démarche parce qu’ils s’y sentent à l’aise, et bien souvent parce qu’ils sont en prise directe avec la dure réalité de la vie. Ils veulent devenir des acteurs du changement à part entière, mais ils veulent qu’on les respecte. Comment prendre en compte tous ces citoyens sans qu’ils soient pris en otages par les différentes organisations politiques ? Le seul moyen c’est la démocratie qui doit être respectée et c’est pour eux que je me battrai jusqu’au bout pour qu’on les respecte et qu’ils soient pris en considération à part entière.
Nous ne sommes pas des petits soldats zélés au garde à vous, devant les directives d’un Collectif National qui n’est pas en mesure de dépasser des querelles stériles. Nous voulons construire, sereinement et efficacement en redonnant du sens à la politique. Nous devons continuer ce formidable défit démocratique, et nous devons le construire collectivement. Bien sur, pour l’instant la force politique la plus importante c’est le PC, est-ce un danger ou est-ce un atout ? Continuer à travailler collectivement et en toute transparence est la seule garantie de la non-hégémonie du PC. Les autres forces politiques antilibérales seront-elles suffisamment ouvertes pour s’inscrire à nouveau dans un processus plus efficace? Seront-elles capables de reconnaître que le consensus jusqu’au boutiste était une erreur ? On ne peut que l’espérer.
Pour les législatives nous pouvons éviter le blocage, mais le Collectif National est-il en mesure d’accepter des règles démocratiques ? Je propose : Quels que soient les problèmes, les questions, ou la construction d’une candidature, il faut qu’une date soit fixée pour faire le point. S’il n’y a pas consensus à cette date, le vote s’impose et c’est la règle de la majorité qui est recevable, cela permet de continuer de travailler avec les indications du vote et le plus efficacement possible entre deux dates sans rien bloquer. Cela n’empêche nullement de continuer à rechercher un consensus, pour la prochaine échéance.
Chaque Collectif de circonscription doit être représenté au Collectif National. Chaque représentant est mandaté par l’ensemble des collectifs de la circonscription. Il peut être différent à chaque fois. Le contenu de son mandat doit être soit, consensuel, soit, être accepté par la majorité des membres des collectifs locaux de la circonscription. La règle : c’est de pousser le consensus le plus loin possible mais il ne doit pas freiner l’action. A chacun ensuite de se déterminer dans l’action en fonction de sa conscience.
Chaque Collectif qui se crée accepte de fait, l’ensemble du processus de notre stratégie et du programme en cours. Les collectifs locaux sont ouverts, les votants sont ceux qui sont reconnus par l’ensemble du collectif local comme étant garant de l’acceptation du processus stratégique et du programme antilibéral en cours. Cette affirmation qui paraît subjective est balayée par le fait que dans les collectifs les participants se connaissent. Se pose la question des très gros collectifs, mais l’efficacité, se serait : des collectifs à taille raisonnable pour que tout le monde puisse s’exprimer et participer efficacement. Chacun est libre de s’exprimer mais ne doit freiner ni le processus stratégique ni le programme. Il ne doit y avoir aucune exclusive s’il n’y a pas consensus, soit, on continu à le chercher si on a du temps, soit, c’est le vote qui tranche. C’est la construction collective qui prime.
La politique collectivement bâtie n’appartient à personne individuellement mais à tous ceux qui y ont contribuée. Pour éviter au maximum la personnalisation d’un candidat il faut faire des campagnes collectives. Ces équipes quel qu’en soient les résultats électoraux pourront continuer de travailler collectivement pour suivre les décisions du député et de l’Assemblée Nationale. Une démocratie vraiment participative, vivante, évolutive, permettant aux militants d’être partie prenante à part entière c’est une façon attrayante de dynamiser l’action politique. Chacun se sent responsable de ces choix politiques, et devient ainsi un véritable acteur du changement. Les organisations politiques devenant des acteurs d’efficacités dans la recherche des solutions à apporter et à concrétiser les actions à mener sous le regard et la responsabilisation des collectifs locaux.
La politique antilibérale doit être totalement transparente que ce soit, sur son contenu ou sur les acteurs qui la mette en œuvre c’est le seul moyen pour que l’ensemble les militants antilibéraux se sentent responsables et s’impliquent dans des actions politiques. Respectons tous la démocratie.
Lundi 8 janvier Aline Pinault