'LA QUESTION DE FOND' n'est pas le nom écrit sur le bulletin de vote. 'C'EST LE PROGRAMME CLAIREMENT ANTI-LIBÉRAL' qu'il y a derrière !
lundi 1er janvier 2007 (18h28) :
Un beau [ et GRAND ] chantier pour 2007 !
5 commentaires
Le 29 mai 2005, la gauche antilibérale unie dans la campagne référendaire fut en capacité de changer les rapports de force à gauche, face à une gauche libérale devenue alors minoritaire. Dans de nombreuses régions où les socialistes imposaient un rapport de force qui leur était favorable, le non de gauche s’est imposé.
En Bourgogne par exemple, tous les départements votent NON, y compris la Côte d’or où pourtant Français Rebsamen, maire de Dijon et directeur de campagne pour le OUI du PS avait fait une campagne très intense et tout fait aussi pour empêcher le NON de gauche de s’exprimer.
François Rebsamen est toujours directeur de campagne…mais cette fois de Ségolène Royal ! La Nièvre, fief de François Mitterrand, vote NON à 63 %, alors que le PS avait fait dans ce département de nombreux meetings avec D.Strauss Kahn ou F.Hollande. En Saône et Loire, le NON enregistre ses scores les plus importants dans les villes socialistes : Le Creusot ( 61 %), Montceau les mines ( 64 %), villes ouvrières où le chômage atteint les taux les plus élevés du département. Au total en France, 32 départements qui avaient voté OUI pour le traité de Maastricht en 1992, ont exprimé un choix opposé en 2005.
Avec de tels résultats, une transformation aussi brutale de la carte électorale, un rassemblement de la gauche antilibéral était possible. En effet sur le terrain des orientations politiques, la campagne référendaire avait montré que des organisations politiques ( PC, LCR, Socialistes et Verts du NON), traditionnellement rivales au moment des échéances électorales étaient d’accord sur l’essentiel :
Rompre avec les politiques libérales européennes, pour pouvoir offrir une alternative en France. La rupture avec la toute puissance de la commission, de la BCE, de la cour européenne de justice ne seraient pas un acte de repli identitaire et nationaliste, mais le point de départ pour construire une autre Europe, alternative avec un projet de développement qui rompe avec le productivisme et le creusement des inégalités entre citoyens européens.
Redéfinir les priorités économiques et sociales, pour que dans un premier temps très rapidement, ceux qui vivent du travail reprennent le terrain accaparé par ceux qui vivent ( de mieux en mieux) du capital, puis offrir de nouveaux droits aux citoyens sur leurs lieux de travail, accompagner ceux qui veulent changer de travail et permettre à tous une formation tout au long de la vie.
Changer cette constitution, qui sous des habits démocratiques, n’est qu’une monarchie républicaine. Trouver un juste équilibre des trois pouvoirs, pour donner une réelle souveraineté à l’Assemblée Nationale et une vraie indépendance au pouvoir judiciaire.
Ce programme politique ( « ce que nous voulons »), pour une vraie alternative, a été accepté en octobre, par le PC, la LCR, une partie des verts et des socialistes. Nous retrouvions la gauche antilibérale du printemps 2005. Un programme, pas de candidat, le plus important était donc fait, nous ne pouvions pas butter sur ce point que nous avions tous jugé, de manière unanime, secondaire. La désignation du candidat à la présidentielle était d’autant plus secondaire, que la proposition 95 ( « ce que nous voulons »), préconise la suppression de l’élection du président de la République au Suffrage Universel direct et la subordination de l’exécutif à l’Assemblée Nationale.
Au même moment, en octobre, la gauche libérale choisissait une candidate, sans programme, puisque même si elle est la candidate du PS, elle a souvent dit et montré, que le programme du PS n’était pas du tout un engagement pour elle. Sans aucune orientation politique claire, C. Taubira puis J.P. Chevènement se ralliaient à la candidature de S.Royal. Inversement, la gauche antilibérale avec des orientations politiques claires et précises, se divisait et sombrait dans la division.
Cette gauche antilibérale partira en 2007 aussi divisée qu’en 2002, avec autant de candidats pour porter ses couleurs, autant qu’il y a 5 ans ! Même si ces candidats réussissent à mobiliser autour de leur candidature de nombreux électeurs, l’objectif réalisable, il y a encore peu de temps s’éloigne : la gauche antilibérale n’aura pas de candidat au deuxième tour des élections présidentielles, pour porter cet espoir d’une alternative au social libéralisme ou plutôt au libéralisme de moins en moins social.
Les composantes de ce rassemblement retourneront au mieux dans l’opposition ( encore une fois), au pire, pour certains, dans une alliance avec le PS, de plus en plus contre-nature, tant les différences programmatiques nous séparent de ce parti qui n’a malheureusement plus rien de socialiste, sinon le nom.
Si nous voulons pouvoir un jour transformer profondément et durablement la gauche française, il faudra tenir compte de notre échec, pour ne pas reproduire éternellement les mêmes erreurs.
Il faut créer un grand rassemblement antilibéral, sur la base des textes que nous avons produit ( « Stratégie, ambition, réussite » et « ce que nous voulons »).Un rassemblement de citoyens appartenant ou non à une organisation politique, qui se fixerait un certain nombre d’objectifs.
Nous pourrions ainsi construire une confiance politique durable, qui a fait tant défaut à St Ouen.
Dans le cadre de ce rassemblement, on pourrait progresser plus vite dans voie de la mutualisation de nos expériences, de nos idées et de nos moyens d’action. On pourrait ainsi traiter sereinement et clairement la question de la candidature à la présidentielle et aux autres élections, en dissipant les ambiguïtés bien avant les élections ( 1, 2 ans ? ), pour que le problème de la désignation d’un candidat, d’une liste, ne se fasse plus avec la pression d’un calendrier électoral, et ne soit plus un obstacle insurmontable pour parvenir à notre objectif fondamental : que la gauche antilibérale soit la principale force politique à gauche. Pour y parvenir la création de ce grand rassemblement antilibéral devient une nécessité urgente.
Un beau chantier pour 2007 !
De : Marc de l'Isle
lundi 1er janvier 2007
| Commentaires de l'article |
| Un beau chantier pour 2007 ! 1er janvier 2007 - 19h21 - Posté par 86.***.185.** |
| Marc de lisle? l’ex ardèchois? D’accord aves toi ! jean-claude |
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