"conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un DROIT À L'INSURRECTION"...
Ils devraient être parmi nous !
Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communisme, qui en est une expression particulière.
(Georges Cipriani 4364/1239 MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)
Jean-Marc dans une interview en 2005
C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos conditions de détention extraordinaires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspondances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit abjurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procureurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du communisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudainement adulés par la bonne société, mais ce n'est pas notre vision de la responsabilité politique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté. (Jean-Marc Rouillan 1829 MC Lannemezan 204 rue des Saligues, BP 166 65 300 Lannemezan)
Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
(Nathalie Ménigon 2173 J CD Bapaume Chemin des Anzacs 62 451 Bapaume cedex)
http://linter.over-blog.com/article-6792265.html